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22.12.2011

NETTOYER VOS REINS AVEC SEULEMENT UN BOUQUET DE PERSIL


Les années passent et nos reins filtrent le sang en retirant le sel, le poison et tout ce qui intoxique indésirablement notre corps.
Avec le temps, le sel s'accumule et doit faire l'objet de nettoyage et des traitements

Comment allons-nous surmonter ce problème ?


C’est très facile :
- acheter un bouquet de persil
- le laver, puis le couper en petits morceaux et le mettre dans une casserole, verser de l'eau propre, le faire bouillir pendant dix minutes et le laisser refroidir
- ensuite filtrer et verser la solution dans un flacon propre et la garder à l'intérieur d’un réfrigérateur.

Posologie

boire un verre par jour.

Résultat

vous remarquerez tout le sel et autres déchets accumulés sortir de vos reins par la miction et aussi vous serez en mesure deconstater la différence que vous n'avez jamais ressenti avant.

Le persil est connu comme le meilleur traitement de nettoyage pour les reins et il est naturel

DEPORTATION DE LAURENT GBAGBO A LA CPI, LEGISLATIVES 2011 EN COTE D’IVOIRE : QUEL LIEN ?

Le 11 décembre 2011, le pouvoir Ouattara organisera les élections législatives en Côte d'Ivoire pour élire un nouveau parlement dans l'optique de mettre en place le deuxième pilier de la république: l'Assemblée nationale.

Le 29 novembre 2011, soit deux (2) semaines avant ses élections, le Président Laurent GBAGBO est déporté à la cour pénale internationale (CPI) et selon l’acte d’accusation :

« Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. ».

Le même acte indique :

« Les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l’ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010, prenant pour cible des civils qu’elles pensaient être des partisans du candidat de l’opposition, Alassane Ouattara. »

Pour rappel, le président Laurent GBAGBO, lors de l’élection présidentielle de 2010, a eu le soutien sans faille de la région d’Abidjan et de l’ouest. Dans le district d’Abidjan, Laurent GBAGBO a obtenue au premier tour 46.88% contre 31.37% pour M. OUATTARA. En termes simples, sur trois (3) civils dans la rue, deux (2) sont probablement des partisans du Président Laurent GBAGBO et un (1) est probablement un partisan de M. OUATTARA. De même, dans l’ouest du pays c'est-à-dire, dans les 18 montagnes et le moyen Cavally, le Président Laurent GBAGBO a eu respectivement 40.15% et 53.26% contre respectivement 15% et 17.35% pour M. OUATTARA c'est-à-dire, pour quatre (4) civils dans la rue, trois (3) sont probablement des partisans du Président Laurent GBAGBO et un (1) est probablement partisan de M. OUATTARA. Au vue de ces chiffres, comment peut-on admettre que le Président GBAGBO puisse concevoir un « plan » pour commettre des « meurtres », des « viols », des actes de « persécutions » et des « actes inhumains » sur ces propres électeurs?

Le fait que Laurent GBAGBO ait été embarqué à Korhogo sans M. Fofié Kouakou Martin, qui était présent sur le lieu d’embarquement et est sanctionné par le conseil de sécurité de l’ONU depuis 2006 pour la mise à mort de 99 personnes , sans M. OUATTARA, auteur du génocide wè par son ordonnance du 17 mars 2010 faisant de lui, le chef hiérarchique des rebelles qui ont exterminé 800 personnes de même ethnie et sans M. SORO chef de la rébellion dont les faits et méfaits peuplent tous les rapports de l’ONU depuis 2002, montre le niveau de sérieux qu’il faut accorder à la CPI et aux raisons avancées pour justifier la déportation du Président Laurent GBAGBO. Peut-être qu’un article caché du statut de Rome instituant la CPI connu par les initiés de cette cour stipule :

« Tout auteur, coauteur de crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols et actes inhumains, parrainé par l’occident jouit d’une immunité internationale »

Seul l’enjeu des élections législatives peut justifier cette précipitation.

En effet, le caractère illégal et non démocratique de la conquête du pouvoir exécutif par M. OUATTARA constitue la grande faiblesse du régime actuel. Suite à la victoire du président Gbagbo proclamée par le Conseil Constitutionnel de la Côte d'Ivoire à l'issu du deuxième tour des élections présidentielles, M. Ouattara refuse de reconnaitre cette victoire. La France, au mépris de la Constitution ivoirienne et croyant encore la Cote d’Ivoire sous le code de l’indigénat de l’époque coloniale qui donnait droit au Président Français de choisir les gouverneurs de ses colonies, a organisé un coup d'Etat pour installer à la tête du pays son candidat vaincu par le vote des ivoiriens.

Ces élections législatives visent donc à transformer la défaite du candidat OUATTARA aux élections présidentielles par une victoire dans les urnes via le Parlement pour donner un visage démocratique à ce pouvoir ethnique et génocidaire mis en place depuis le 11 avril 2011 qui extermine peu à peu les ivoiriens par des exécutions sommaires (26 exécutions en un mois selon l’ONU).

Le découpage électoral qui en est l'un des instruments, est l'objet de notre analyse.

Contrairement au consensus recherché autour des questions électorales depuis le coup d’Etat de 1999, le nouveau découpage électoral a été fait par M. Ouattara d'une manière unilatérale.

L'objectif stratégique recherché, en violant sans inquiétude le consensus pour un régime qui prétend réconcilier les ivoiriens, est de réaliser une écrasante majorité parlementaire par la fabrication d’un surnombre d’élus dans les zones favorables à M. Ouattara puis en écartant l'opposition remplacée par des indépendants sans électeurs (car la plupart des électeurs sont des déplacés internes ou des réfugiés externes et les autres restés sur place ne participeront pas au vote compte tenu des conditions de sécurité et de détention de leurs leaders) et enfin, en affaiblissant le PDCI, dans son bastion du centre du pays.

FABRIQUER UN SURNOMBRE D’ELUS DANS LES ZONES FAVORABLES AU RDR.

La carte électorale des élections du premier tour donnant les zones d’influence des différents poids lourds à l’élection présidentielle de 2010 indiquent clairement que le candidat du RDR venait en tête du classement dans cinq (5) régions dont quatre (4) du nord et un (1) du centre: la région des savanes, le Worodougou, le Bafing, le Denguélé et la vallée du Bandama. Les cinq (5) régions, zones d'influence du candidat Ouattara sont passées à onze (11) régions dont dix (10) du nord dans le nouveau découpage régional correspondant aux zones de règne des différents chefs de guerre de la rébellion. Sur treize (13) nouvelles régions créées, six (6) se trouvent donc au nord.

Les cinq (5) régions favorables à M. OUATTARA sont passées de (53) sièges dans l’ancien découpage à (74) sièges dans les onze (11) régions favorables à M. OUATTARA selon le nouveau découpage soit une augmentation de vingt et un (21) sièges. M. OUATTARA commence les élections avec une avance nette de 74 sièges, soit 30% des sièges pour 17% de la population électorale.

Dans le Bafing l’une des régions d’influence de M. OUATTARA, pour une population électorale de 38 766, il est prévu 5 sièges de députés, soit 1 député pour 7 000 électeurs, contre 1 député pour 26 000 électeurs dans la région du fromager et 1 député pour 55 000 électeurs à Abidjan, pour une moyenne nationale de 1 député pour 22 453 électeurs. En terme simple 1 électeur du Bafing vaut presque 4 électeurs de la région du fromager et presque 8 électeurs à Abidjan. Le principe démocratique (1 homme une voix) devient : 4 hommes une voix dans l’ouest et 8 hommes une voix dans le sud. Le département de Korhogo (10 sièges) a presque 2 fois plus de sièges que les départements suivants de même importance ou souvent plus grands: Yopougon (6 sièges), San-Pedro (5 sièges), Gagnoa (5 sièges), Daloa (6 sièges), Man (4 sièges).

Le département d’Odienné (5 sièges) a plus de sièges que des départements plus importants comme Abengourou (3 sièges), Adzopé (3 sièges), Sassandra (2 sièges), Yamoussoukro (3 sièges).

Les cinq (5) régions favorables à M. Ouattara selon l’ancien découpage totalisent une population électorale de 976 409 électeurs soit 17% du collège électoral national. Avec le nouveau découpage électoral, ses régions auront 74 sièges de députés, soit 30% des sièges du Parlement. Abidjan qui totalise 30% de l’électorat a 12% des sièges. En terme simple, pour deux fois plus de population électorale à Abidjan par rapport aux régions favorables à M. Ouattara, il y a deux fois moins d’élus. Le RDR commence, ainsi, la course avec une avance nette de 74 députés. La combinaison des critères de superficie et de population ne justifient pas cette inflation des élus dans les zones d’influence de M. OUATTARA.

ECARTER LE PRESIDENT GBAGBO POUR ECARTER L’OPPOSITION

Le candidat de La Majorité Présidentielle (LMP), Le Président Laurent GBAGBO, était en tête au premier tour des élections dans dix (10) régions qui sont : Agnebi, Lagunes, Marahoué, Sud-Comoé, Moyen-Comoé, Fromager, Zanzan, 18 montagnes, le Haut Sassandra, Sud-Bandama. Ces dix régions représentent 3 766 534 électeurs (4 fois plus d’électeurs que dans les zones pro-OUATTARA) soit 66% du collège électoral national correspondant approximativement à 2/3 de la population électorale nationale. Ces régions totalisent 147 sièges soit 57% des sièges. Les 2/3 de la population électorale favorable au Président GBAGBO ont un peu plus de la moitié des sièges. Cela montre que M. OUATTARA a intérêt à écarter les candidats LMP aux législatives s’il veut contrôler le parlement.

Au deuxième tour de l’élection présidentielle, si nous prenons uniquement en compte les 14 régions dont les résultats ont fait l’objet de consensus au niveau de la commission électorale indépendante (CEI) sur les 19 régions que comptait la Cote d’Ivoire, le résultat global du deuxième tour de l’élection présidentielle pour les 14 régions est de 53.87% pour Laurent GBAGBO et 46.13% pour M. Ouattara soutenu par M. BEDIE. Ces résultats consolidés ont confirmé le soutien inconditionnel des dix (10) régions du premier tour au candidat GBAGBO sur le candidat OUATTARA.

Ces chiffres démontrent avec éloquence que si le découpage était équitable et consensuel et si les conditions de sécurité étaient garanties et que la neutralité de la commission électorale indépendante (CEI) était avérée, les chances du pouvoir OUATTARA de se donner une légitimité démocratique par le biais du Parlement seraient très minces et sa prétendue victoire a l’élection présidentielle suspecte. Priver les 2/3 de l’électorat de leur citoyenneté par l’emprisonnement, l’exil de ses candidats potentiels et de ses électeurs; fermer la porte à tout consensus sur le découpage électoral, la composition de la CEI, les conditions de sécurité, sont l’unique chance pour le pouvoir de justifier sa victoire à l’élection présidentielle et s’offrir une majorité pour se donner une façade démocratique.

Ecarter l’opposition d’une manière ou d’une autre, permettra donc de fabriquer des vainqueurs et des vaincus à souhait comme ce fut le cas dans la région nord du pays occupée par les rebelles lors de l’élection présidentielle. C’est donc au prix de l’exclusion de l’opposition, que le pouvoir Ouattara pourra remporter les circonscriptions des zones favorables à cette opposition ; l’ONUCI, la LICORNE et les FRCI veillant au grain pour sécuriser les fraudes et déporter les inattendus, ou pire bombarder ceux qui revendiqueraient un quelconque recomptage ; l’ONUCI se tenant prête pour certifier la mascarade selon son nouveau chef.

AFFAIBLIR LE PDCI DANS SON BASTION.

Principale force politique concurrente du RDR au sein du RHDP, M. Ouattara a promis le poste de Premier ministre au PDCI-RDA. En politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient selon une personnalité de la droite française; les rapports de force, les intérêts et les convictions profondes décident en dernier ressort. Les exigences sécuritaires ayant justifié le maintien de M. SORO Guillaume au poste de Premier ministre n’ayant pas changé, il est fort probable que la promesse faite au PDCI n’engage que ceux qui y ont cru. Pour avoir les mains libres de décider, M. Ouattara a intérêt à réduire le PDCI à une minorité invisible à l’Assemblée nationale, lui enlevant ainsi toute prétention à un chantage ou une pression politique.

Lors du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat du PDCI, M. Aimé Henri KONAN BEDIE est arrivé en tête des élections dans trois (3) régions : la région du lac, le Nzi-Comoé, le Bas-Sassandra. Dans le V Baoulé qui est sans conteste la zone d’influence du Président BEDIE, sur 378 312 électeurs, il est prévu 19 sièges de député soit 1 député pour 16 000 électeurs contre 1 député pour 7000 électeurs dans le Bafing, bastion de M. Ouattara.

Pour les 3 régions favorables au Président BEDIE, le collège électoral est de 806 014 électeurs soit 14% de l’électorat avec seulement 34 sièges soit 13% des sièges. La zone d’influence du Président BEDIE possède deux fois moins de sièges que la zone d’influence de M. OUATTARA pour à peu près la même population électorale. Pour faire passer cette pilule amère, une concession de taille a été faite au Président BEDIE. En effet une région spéciale a été créée sur mesure pour le Président BEDIE : la région d’IFFOU avec comme capitale DAOUKRO dont le département bénéficie de 3 sièges devançant ainsi de grands départements comme Bongouanou (2 sièges), Agnibilékro (2 sièges), Sassandra (2 sièges), et un nombre de sièges identiques avec d’autres grands départements comme Adzopé (3 sièges), Aboisso (3 sièges), Bouaflé (3 sièges), Yamoussoukro (3 sièges), Abengourou (3 sièges).


CONCLUSION

Selon la carte politique de la Côte d’Ivoire telle qu’elle se présente aux yeux de l’observateur au vu des résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2010 et des résultats consensuels du second tour, le poids politique du Président GBAGBO et son assise nationale ne souffrent d’aucun doute : dix (10) régions sur 19 concentrant 66% des électeurs lui sont acquises. Il est véritablement le premier de la classe politique ivoirienne. Vouloir faire des élections démocratiques en écartant un tel leader, ses partisans contraint à l’exil interne et externe, c’est refuser la voie de la démocratie et emprunter la voie de l’usurpation politique pour installer une chambre d’enregistrement de la politique de recolonisation du pays. Le risque de compromettre la réconciliation et éloigner la Côte d’Ivoire de la démocratie et de l’Etat de droit est élevé.

Hier, Monsieur Dramane Ouattara, animé d’une conception très sarkozienne de la démocratie (le pouvoir des bombes par les bombes et pour les bombes) faisait bombarder des Ivoiriens à Abidjan par l'armée française pour installer la « démocratie » pendant qu'il donnait l'ordre d’exterminer prêt de 800 citoyens de l’ethnie wè, brûler des villages et tuer d’autres dans une église à SAN-PEDRO pour s'ériger en Chef de l’Etat.

Aujourd’hui, depuis son accession au pouvoir, il se réjouit de l’occupation illégale par ses rebelles des domiciles et des plantations, de la déportation, de l’exil et de l’exécution au quotidien des ivoiriens qu’il est censé protéger et pour qui il cherchait le pouvoir.

Dans sa conception très exceptionnelle de la démocratie, il est entrain de se fabriquer une majorité à l'Assemblée nationale pour priver l'Assemblée nationale de tout débat démocratique et passer à l’offensive sociale contre les étudiants, les travailleurs et les propriétaires coutumiers de terre agricole.

L’organisation de la marginalisation du PDCI et le triomphe sans gloire du RDR dans le Parlement à venir avant même le déroulement des élections par la manipulation du découpage électoral, finit par convaincre tout observateur attentif du peu d’intérêt de M. Ouattara pour la démocratie et sa peur bleue de toute compétition politique ouverte en Côte d’Ivoire. Ce sont les militants du PDCI et des autres partis du RHDP qui apprendront que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.


DON MELLO Ahoua
Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
Ministre et Porte Parole du Gouvernement
AKE NGBO

20.12.2011

Michel Galy:L'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara met en danger l'enseignement supérieur en Côte-d'Ivoire


Les malheurs de l’université ivoirienne,en passe d’être détruite aujourd'hui,remontent pourtant plus loin:comme pour l’ensemble du pays,la zone rebelle a servi,depuis le coup d’Etat manqué de 2002,de banc d’essai;l'université de Bouaké, dans le fief de la rébellion ouattariste,a en effet été complètement pillée et rendue à ce point inutilisable qu’étudiants et professeurs se sont retrouvés à Abidjan, squattant au début amphis et cours du campus de Cocody la nuit ou le dimanche -puis se retrouvant dans de nouveaux locaux construits malgré la guerre civile.

Une dégradation progressive de l'université

Que faire d’autre quand livres, bancs, équipements –jusqu’aux huisseries et métaux de construction ont été volés, pillés ou incendiés? Cette libérianisation de l’université ivoirienne a été appliquée à grande échelle pendant et après le coup d’Etat franco-onusien d’avril 2011.
Tout se passe comme si l'Université ivoirienne, ses professeurs et ses étudiants étaient devenus l'ennemi collectif du nouveau régime; dans une déclaration faite à Lomé, Alassane Ouattara ne vient-il pas d'annoncer la fermeture pour deux ans des établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur! La Côte d'Ivoire, entre maîtres de guerres et technocrates, sera-t-elle le seul pays au monde à avoir détruit sa propre Université?
Le contraste est patent avec le régime précédent qu'on a pu nommer (en référence malicieuse à la III°république française), la «République des professeurs». De l'historien Laurent Gbagbo à l'économiste Aké N'gbo Gilbert- tous deux en déportation sans inculpation ni jugement à Korhogo et à Bouna, du philosophe Voho Sahi à l'historien Pierre Kipré- en exil quant à eux à Accra, capitale du Ghana, tous ont exercé, revanche sur l'affairisme houphouétiste et «l'idéologie du planteur», des responsabilités politiques; on aura reconnu, dans l'ordre cité, le président et le premier ministre ivoirien, le ministre de la Culture et l'ambassadeur de Côte d'ivoire en France.
Et certes, contrairement aux calomnies, cette république des professeurs et des chercheurs, bien qu'en butte à une rébellion armée aidée par la droite française dans sa prise du pouvoir a bien été, par certains côtés, celle de l'intelligence.
J’en voudrai pour preuve ce formidable effort de réflexion national (et même panafricain) qu’a été en 2010 la commémoration des 50 ans des Indépendance, pauvre indépendance bafouée et humiliée lors du putsch sanglant de 2011! Ce qu'on pourrait nommer, en termes heideggériens, l'auto-affirmation de l'université ivoirienne, s'est notamment traduit par cinq colloques successifs, établissant l'état des lieux, prospectant les futurs possibles, cherchant les voies d'une «seconde indépendance».
Et si c'était cette intelligence collective, critique et rebelle, mais en même temps porteuse des luttes des Indépendances comme des révolutions africaines encore à venir, qu'on a voulu, qu'on veut toujours anéantir?

La France, allié de poids de Ouattara

Car du point de vue géopolitique, un tournant était en cours,vers une pluralité d'acteurs, notamment la Chine- ce qui n'était nullement exclusif avec une collaboration franco ivoirienne soucieuse des intérêts communs et du respect de l’autre; y a-t-il d’ailleurs des dirigeants plus francophones et francophiles par certains côtés que ces professeurs ayant pour la plupart fait leurs études dans les universités françaises, continuant à produire articles et ouvrages avec leurs collègues français- ceux-là même qui les ont abandonnés, reniés et parfois insultés quand ont commencé les temps mauvais de la délégitimation politique et des campagnes médiatiques préalables?
Il y a bien eu, hélas trahison des clercs et forfaiture médiatique! Il faudra bien, un jour, faire l'inventaire des délateurs de la presse et des intellectuels organiques des Services ou du sarkosysme, intoxicant l'opinion publique internationale, jusqu'au monde intellectuel français qui connaissait pourtant les acteurs ivoiriens et, pour certains, le pays...

Un pays laissé à l'abandon

Le silence des intellectuels, lorsque tombaient les bombes franco onusiennes sur la présidence et la résidence, mais aussi campus et cités, CHU et camps militaires habités par des familles entières, tuant des centaines de civils (dont nombre d’étudiants engagés) semble, depuis avril, assourdissant.
A quoi bon disserter sur les «guerres humanitaires» au Kosovo, en Irak et en Libye- demain en Syrie ou en Iran, rappeler les immenses massacres du «Cameroun»sans voir que le même modèle d'intervention a été mis en œuvre en Cote d'ivoire- et que quelque part la mise à mort de l'université parachève les massacres?
L'écrivain espagnol Miguel de Unamuno, depuis son université de Salamanque affirmait déjà qu’en entendant les franquistes louer la mort et la fin de l'intelligence («Abajo la inteligencia!», A mort l'intelligence!,osait clamer le général Millan Astray) c'était bien, au-delà du fascisme, le glas de toute civilisation qui se manifestait! Ses paroles de 1936 ne sont-elles pas, encore, prophétiques -pour d’autres temps et d’autres lieux:
«Vous vaincrez mais vous ne convaincrez pas. Vous vaincrez parce que vous possédez une surabondance de force brutale, vous ne convaincrez pas parce que convaincre signifie persuader. Et pour persuader il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la raison et le droit dans votre combat».
Que dire des institutions internationales en charge de la Culture, de l'Education ou de la langue? Si des «organisations des droits de l’homme» se sont définitivement discréditées par leur engagement partisan en Côte d’ivoire (cf. le dernier rapport d'Human Rights Watch...), si est patent l’honneur perdu de la Cour Pénale Internationale (CPI) dont Jean Ping, président de la commission de l'Union Africaine, a publiquement dénoncé l'instrumentalisation et le rôle de «néocolonialisme judiciaire» (le procureur Ocampo a récemment serré la main, à Abidjan, de criminels de guerre notoires), on attend encore un plaidoyer fort et des actions effectives de l'Unesco,Unicef ou Francophonie, en faveur de l'université d'Abidjan.
Mais ne s'agit-il pas en fait d'une punition collective contre un milieu intellectuel sudiste largement favorable au président Laurent Gbagbo?

Un clivage Nord/Sud de l'enseignement universitaire

Démontrant que le régime Ouattara est plus fragile que sa propagande l'affirme, cette tentative de mise à mort de l'université rencontre pourtant des résistances inattendues; syndicats d’étudiants et de professeurs, partis politiques et journalistes qui commencent à tisser des liens par delà les frontières.
Le régime, par le biais d'une ministre dont l'incompétence, voire le semi analphabétisme provoque des gorges chaudes à chaque intervention, a cru faire une concession majeure ces jours ci; après l'annonce depuis Lomé de la fermeture universitaire et des deux «années blanches», on a cru bon d’en excepter l’université de Bouaké et de Korhogo: en somme les ex-rebelles à Abidjan, et les étudiants sudistes en ré-éducation au Nord ?
Il est plus probable que si elle était maintenue, cette surprenante décision se traduirait par une partition de fait du système éducatif, régionalisation et ethnicisation provoquant une «université dioula» (une langue très parlée dans la région) au Nord et … l’absence de tout enseignement supérieur au Sud!! Double peine pour une capitale qui a voté à 54% pour le candidat Gbagbo, toutes ethnies confondues…
Politique éducative au fond suicidaire pour le régime: exclus par les droits d’inscription d’une université désormais privatisée, que feraient les centaines de milliers d’étudiants désespérés et paupérisés, sans autre issue que la lutte politique et le combat de rue?
Le régime Ouattara qui ferme sa seule université alors qu’il se targuait d’en construire «une par an» s’est lancé dans un projet aussi symbolique que caricatural: enfermer d’un mur d’enceinte le campus de Cocody- plutôt que de le réhabiliter; à grand frais ce «mur de Berlin» (déjà «mur de la honte» pour la débordante inventivité langagière d’Abidjan) pourra peut être ceinturer l’immense espace universitaire, peut être le cacher aux nouveaux maîtres; on doute qu'il enferme qui que ce soit, notamment les étudiants et la turbulente jeunesse abidjanaise. Quant à enfermer intelligence universitaire et esprit critique, mur ou pas mur, la tâche semble tout simplement impossible…

Michel Galy

LA FRANC-MAÇONNERIE ET GOUVERNEMENT DE OUATTARA : Haamed Bakayoko dans la cour des grands

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Le ministre de l'Intérieur, Ahmed Bakayoko, du gouvernement d’Alassane Ouattara est un « frère » du Président gabonais. Oui, ils appartiennent tous les deux aux puissantes loges maçonniques d’obédience française. D’ailleurs, Bakayoko a été présent (voir photo) lors de la cérémonie d’intronisation d’Ali Bongo Ondimba comme Grand maître de la loge gabonaise des francs-maçons (GLB) par le Grand maître, François Stifani. Le Gabon est un pays bien maçonné. Il se dit d’ailleurs : « si tu n’en es pas, on ne te voit pas et on ne te considère pas pour ce que tu es ».
Alassane Ouattara est aussi cité souvent comme membre de loge maçonnique. En tout cas, il entretient des relations étroites avec le Chef de l’Etat français. Une amitié que les deux hommes partagent avec plusieurs industriels et hommes d’affaires français (dont la plupart sont des francs-maçons) dont Bolloré et Bouygues. Le mariage du divorcé Alassane Ouattara et de la veuve Dominique Nouvian Folleroux que le maire de Neuilly à l’époque, Nicolas Sarkozy, a célébré en octobre 1990, traduit bien que ces liens vont au-delà d’une amitié banale.
Voilà les vrais visages de ceux qui dirigent la Côte d'Ivoire aujourd'hui.
Le chemin est long

Ed NANAN